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mardi 21 février 2012

De la publicité des parrainages

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Dans sa décision n°2012-233 QPC du 21 février 2012, le Conseil Constitutionnel a répondu à Corinne Lepage, Marine Le Pen et Christine Boutin sur la question de la publication du nom et de la qualité des citoyens élus habilités ayant présenté un candidat à l'élection présidentielle, et donc de l'anonymat ou non des parrainages des candidats à l'élection présidentielle.


En déclarant que "le cinquième alinéa du paragraphe I de l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel est conforme à la Constitution", les Sages de la rue de Montpensier ont refusé l'anonymat.

Ils ont notamment soulevé deux points qui rejoignent ce que j'ai pu précédemment écrire en contribution sur Newsring. D'abord, le Conseil retient que "la présentation de candidats par les citoyens élus habilités ne saurait être assimilée à l'expression d'un suffrage". Cet argument me semble toutefois bizarre (je ne trouve pas d'autre mot) dans la mesure où, selon moi, le don de signature reste un acte fort. Ensuite, il est dit "qu'en instaurant une telle publicité, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle" et c'est là un argument que je retiens dans ma propre réflexion.

Et vous, qu'en pensez-vous ?




lundi 23 janvier 2012

Pour ou contre les lois mémorielles ?

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Débat animé par Chloé BAILLS



L'Histoire ne relève pas du rôle de l'Etat

Si l'on comprend les lois mémorielles comme donnant une sorte de vérité d'Etat, alors je suis contre. En effet, je crois - et je ne pense pas être le seul - que ce n'est pas le rôle de l'Etat que de raconter l'Histoire. En outre, le principe même de loi mémorielle peut donner lieu à des dérives très graves puisque l'Etat pourrait ne reconnaître que les évènements qui l'arrange et, c'est une possibilité, rejeter l'existence d'un fait qui pourra entacher son image. Dès lors, on peut se demander si, à partir du moment où l'on commence à reconnaître certains faits, il ne faudrait pas "valider" toute l'Histoire.
La tâche serait bien rude et, je tiens ma position, ne relèverai pas du rôle de l'Etat.

lundi 12 décembre 2011

Le centre est-il de droite ?

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Débat animé par Chloé LEPRINCE





Pourquoi croire que le bipartisme est la seule solution ?

Pourquoi croire que le bipartisme est la seule solution ?Voilà la question qui se pose en réalité dans le cadre du paysage politique français. Voilà la question qui élargit le débat.

C'est en réalité, selon moi, une question d'histoire et de conscience collective plus qu'autre chose. En effet, je crois que la France a une forte tradition de lutte camp-contre-camp, c'est-à-dire d'un bipartisme manichéen sur bon nombre de sujets dont la politique.
Je dis que la question est liée à l'histoire car, en observant outre-Rhin, on observe que la culture politique n'est pas la même : les Allemands ayant mis du temps à s'unir (avant d'être séparés puis réunis à nouveau), ils ont une culture de la coalition voir même du consensualisme que nous, les Français, n'avons pas.
Je dis également une question de conscience collective mais c'est lié à la tradition historique qui comprend également le monarchisme (aujourd'hui républicain) et je pense que le Général de Gaulle l'avait déjà compris en fondant la Ve République.

Je vais quand même répondre à la question de ce débat : le centre est-il de droite ? Réponse en deux interrogations : qu'est-ce que la gauche et qu'est-ce que la droite ? Est-ce que croire suffisamment en une troisième voie et agir pour qu'elle existe permet son existence ?

Sur la première question, je répondrais que - aujourd'hui - cette distinction ne veux plus rien dire de réellement concret. En effet, les grandes questions font généralement l'objet d'un consensus et, ensuite, des questions plus polémiques vont jusqu'à diviser chaque camp (l'Union Européenne, le mariage homosexuel, l'aide active à mourir, etc). Donc, à mon sens, cette distinction n'a plus lieu d'être et le réel clivage se fait de plus en plus sur la question de la mondialisation sur un axe et sur la question de l'étatisme sur l'autre. Donc, partant de là, je pense que le centre n'est ni à gauche, ni à droite. Voilà un thème qui pourra faire l'objet d'un débat plus complet.
Sur la seconde question, je n'ai malheureusement pas une réponse claire et précise. Toutefois, je porte à croire que la volonté et l'action peuvent vraiment mener à la mise en place réelle et effective d'une nouvelle force politique. Ce n'est pas la résignation à choisir un camp ou l'autre qui fait que les choses changeront. Ceux qui me comprenne, suivez mon regard ...

Donc, au final et pour répondre en une phrase : le centre n'est pas de droite dans le cadre, dans le contexte actuel de la Ve République.

Deux nouvelles "catégories"

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Membre depuis peu de Newsring, une plateforme (notamment animé par Frédéric Taddeï) de débats très intéressante, je pense y proposer des contributions sur les sujets qui m'intéresse. Et, afin de réalimenter plus régulièrement ce blog, j'y posterais mes contributions dans une nouvelle "catégorie" que j'appellerais simplement Newsring.

De plus, je vous propose encore une autre "catégorie" et c'est à vous que reviendra le rôle de la remplir. Elle se nommera Contribution. A partir de ce jour, je m'engage à publier un de vos billets, qu'il soit original ou qu'il soit publié sur votre blog ou une autre plateforme au minimum une fois par mois.
Pour ce faire, je vous invite à me contacter par mail en m'indiquant le sujet de votre proposition et/ou éventuellement le texte déjà ainsi qu'un lien menant à votre profil web.

Voilà, je vous remercie de vos passages dans ce coin ;-)

vendredi 11 novembre 2011

Le 11-Novembre

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En ce 11 novembre, nous célébrons (ou avons célébré) l'armistice de 1918 concluant la Première Guerre mondiale. Ce fut aujourd'hui l'occasion d'ouvrir un débat sur le devenir de ce jour : certains parlent de journée de la paix, d'autres d'une journée d'hommage à tous les soldats morts aux combats.

Crédit : TF1

Ceux qui me connaissent savent que je suis pacifiste, mais que ce n'est pas pour autant que je renie le rôle de l'armée ou que je ne respecte pas la mémoire des soldats défunts. 
En ce sens, je suis favorable à un jour de commémoration nationale pour tous les soldats morts aux combats. J'affirme qu'il faut honorer tous nos soldats et leur mémoire pour toujours se rappeler l'Histoire, une Histoire dont l'ignorance pourrait nous ramener à de sombres moments. 
Célébrer la paix ? Pourquoi pas, mais pas dans le monde actuel encore en proie à divers conflits (armés ou non). Célébrer la paix alors que des hommes et des femmes meurent régulièrement sur les théâtres d'opérations, c'est - selon moi - leur manquer de respect. Voilà pourquoi la proposition d'une journée de la paix ne me plait pas. 

Le devoir de mémoire est l'un des plus important devoir du citoyen : il doit se souvenir pour ne pas recommencer, il doit se souvenir pour respecter ceux qui ont donné leur vie pour les générations qui les ont suivies. 
Profitons de chaque 11-Novembre pour tous nous réunir, pour tous nous rassembler pour honorer les corps armés actuels et les combattants passés. Profitons de chaque 11-Novembre pour réunir la Nation et lancer un appel pour la Paix.

mardi 16 août 2011

Au sujet de l'euthanasie

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Après bientôt un mois sans billet, il est temps que je fasse remonter un peu les courbes et les statistiques de mon blog. Pour cette occasion, j'ai envie de vous donner mon avis sur un débat sur l'euthanasie relancé par l'affaire du médecin de Bayonne, un débat que certains (comme Jean-Michel Baylet ?) veulent poser en thème de campagne pour la présidentielle de 2012.

Crédit : RTL

mardi 12 juillet 2011

Wauquiez et les étudiants

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Mis à part le MET (branche étudiante de l'UNI), les syndicats d'étudiants s'insurge contre l'augmentation de 0,05€ du prix du ticket RU qui coûtera à présent 3,05€. Entre autre, et avec les mêmes chiffres que le MET, la FAGE dénonce l'augmentation globale de la vie étudiante (sécurité sociale et droits d'inscription notamment) alors que le MET tente de minimiser en prenant l'exemple d'un boursier alors que tout le monde ne peut pas prétendre à une bourse !



lundi 11 juillet 2011

Privés de cantines !

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A l'heure où certains organisent un apéritif "saucisson-vin rouge" à l'Assemblée nationale, d'autres risquent de se voir privés de cantine à la rentrée scolaire. Ces autres, ce sont les enfants de chômeurs qui devront céder leur place aux enfants prioritaires dont les parents travaillent. Cette seconde nouvelle ne manque pas de révolter - entre autre - les fédérations de parents d'élèves ainsi que l'opposition de gauche.


mercredi 6 juillet 2011

Les rythmes scolaires

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Le lundi 4 juillet, le comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires a remis au ministre Luc Chatel son rapport d'orientation intitulé « Des rythmes plus équilibrés pour la réussite de tous » (disponible ici) après avoir remis le 25 janvier le rapport de synthèse des auditions, des débats en académie et des échanges sur internet (disponible ici). Ce rapport d'orientation propose dix mesures sur la journée, sur la semaine, sur l'année et sur le partenariat éducatif.

Crédit : UMP

dimanche 8 mai 2011

Nationalité et binationalité

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En regardant hier soir l'émission On n'est pas couché avec notamment Eva Joly et Gisèle Halimi (en date du 7 mai 2011), j'ai eu l'envie de dire - ceux d'entre vous qui me follow sur Twitter le savaient déjà - ce que je pense par rapport à ce qu'est selon moi être de la nationalité d'un pays ou d'un autre ainsi que ce que j'ai tendance à penser de la double nationalité (au final je préfère ce terme à celui de binationalité).

Crédit : AFP

Au sujet de la nationalité, deux visions semblent s'opposer : ceux qui pensent qu'être française c'est l'être en gros par le sang (Eric Zemmour tenait cette position) et ceux qui pensent qu'être français c'est un réel choix (Eva Joly tenait cette position). Les tenants de la seconde théorie disent même que, du fait qu'on choisit d'être français, être français par le choix est même plus fort que de l'être sans avoir choisi.
Pour ma part, j'aime beaucoup cette seconde théorie nous disant que faire le choix d'être français est quelque chose de fort, que c'est un vrai choix.

Enfin, concernant la double nationalité, ce sont également deux théories qui s'opposent : ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Je pense que la première vision est plutôt celle des partisans d'une certaine ouverture et que la seconde vision est celle notamment des souverainistes.
En ce qui me concerne, euro-fédéraliste comme je le suis (avec des limites que je pourrais vous expliquer dans un prochain article), je pars du principe que chaque Français est aussi Européen - c'est-à-dire titulaire d'une sorte de supra-nationalité ou quelque chose dans le genre - et, partant de là, la double nationalité ne me dérange pas. Après sur la question de la nationalité de deux pays (genre la nationalité franco-belge, franco-suisse, etc), je serais peut-être plus réservé, mais je n'y ai pas réfléchis plus profondément.

lundi 25 avril 2011

Les avocats en GAV

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Alors que Maitre Francis Szpiner - avocat de renom - est promu au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur par le Ministère de la justice et des libertés par décret du 22 avril 2011 portant promotion, le non moins célèbre Maître Eolas complète son blog par un article relatif à l'actualité juridique.
En effet, il a rédigé un billet qu'il a intitulé "vademecum de la garde à vue 2.0" et que je vous invite vivement à lire si la question vous intéresse. C'est l'occasion d'en apprendre plus sur la GAV du point de vue d'un avocat.

Bonne lecture !

Ouvrons un débat !

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Rama Yade, ambassadrice, déléguée permanente de la France auprès de l'UNESCO, a récemment dit qu'elle ne compte pas y faire carrière en ajoutant que « ce n'est que temporaire » comme le rapporte notamment un article sur LeMonde.fr.
Nommée en Conseil des ministres le 22 décembre 2010 alors qu'elle venait de quitter le gouvernement, Rama Yade semble tenir la ligne qu'elle propose depuis qu'elle est membre du gouvernement, c'est-à-dire qu'elle est là mais qu'elle critique tout de même.



Crédit : REUTERS

Cependant, depuis peu, elle tend tout de même à s'écarter plus clairement de la politique de Nicolas Sarkozy malgré l'affection qu'elle dit lui porter. En effet, après sa nomination à l'UNESCO, elle a rejoint le Parti Radical de Jean-Louis Borloo avant de créer plus récemment son club de réflexion 'Allons Enfants'.

Dès lors, je me pose quelques questions quant à sa nomination dans les fonctions d'ambassadrice et notamment concernant le fait que cela pourrait bientôt changer. En effet, de nombreuses voies - venant notamment de l'UMP - s'insurge presque contre le côté rebelle qu'exprime de plus en plus Rama Yade.

La question se pose également concernant Roger Karoutchi qui a été nommé ambassadeur de France auprès de l’OCDE le 1er juillet 2009 et qui sera peut-être la tête de liste pour l’UMP aux élections sénatoriales de septembre 2011. Il déclarait que « si la commission d’investiture de l’UMP à la mi-mai me désigne tête de liste aux sénatoriales, comme cela est prévu, je dirai au président qu’il est évident que je ne resterai pas à l’OCDE, au moins le temps de la campagne».
On peut donc noter une ambiance néfaste : ce monsieur ne représente la France qu’en attendant autre chose. Etre sénateur ou être ambassadeur n’est pas la même chose, à mon sens, mais Roger Karoutchi ne semble pas voir la chose de la même manière.
La question principale est de savoir si une délégation (auprès de l’UNESCO, de l’OCDE ou autre) est une réelle fonction ou alors une énième place pour recaser les anciens ministres en attente d’autre chose. Une autre question n’est pas nouvelle : faut-il faire de la politique par passion et, plus généralement, un emploi public (dans la diplomatie, dans la culture, dans l'éducation, etc) peut-il être occupé sans réelle passion, sans plus de conviction que ça ?

A mon avis, il faut défendre l’idée de séparer clairement la pratique de la politique internationale de la pratique de la diplomatie qui sont deux fonctions bien distinctes selon moi. En effet, représenter les Français dans nos institutions et représenter la France dans le monde ne me semble pas être des représentations identiques (bien qu’elles soient liés par la France et les Français).
C’est pourquoi je pense qu’il faut mettre fin à la politisation des fonctions d’ambassadeur, et qu’il faut redonner à cette fonction tout le prestige dont elle a pu disposer.

J'ouvre ce débat ici même et j'espère récolter de nombreux avis !

mercredi 20 avril 2011

Quick, la repentance ?

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Cette vidéo fait partie d'un nouvel ensemble publicitaire pour la chaîne de restauration Quick. On y voit notamment que l'ancien et célèbre slogan 'Nous, c'est le goût' est remplacé par un 'Faire progresser la qualité, chaque jour'. Ce slogan reste malgré tout moins accrocheur à mon goût.
Je pense que l'on peut sans erreur lier cette nouvelle approche à l'affaire du Quick d'Avignon où une intoxication alimentaire a causé le décès d'un adolescent et à celle du Quick d'Evry où une fillette de neuf ans aurait également été victime d'une intoxication, mais qui elle est encore en vie et pour qui on attend les résultats des analyses.

Vantant la sécurité alimentaire et l'hygiène des restaurants de la marque, les nouvelles publicités Quick pourraient être comprises comme une repentance de l'enseigne de fast food. Est-ce bien là l'objectif marketing de ces messages ? Si ce n'est pas le cas, quel est-il alors ?
Pour ma part, je pencherais plutôt pour la demande de pardon. Du moins, j'espère que ce n'est pas là qu'une façon de vouloir faire oublier les affaires qui tendaient jusque là à s'effacer PAF.

Et vous, quel est votre avis ?

vendredi 4 mars 2011

2/2 | Lyon 3 reçoit ...

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A présent, il convient de vous faire un résumé de ce que j'ai noté et/ou retenu de la partie débat de cette intervention hors les murs du MAEE. Ici, plutôt que de revenir sur les questions une à une, je vous proposerais un paragraphe par thème en mêlant les réponses données.

L'une des questions les plus 'sensibles' de cette conférence-débat fut celle sur la crédibilité de la diplomatie française après l'affaire MAM (celle-ci étant toujours en poste au moment de la conférence). La réponse fut simple : le porte-parole ne fera pas de commentaire parce que "sa ministre" la fait devant l'Assemblée nationale. Il ajouta également, comme Alain Juppé l'a fait l'autre jour, que « la voix de la France est attendue » et même écoutée et attendue. Nous voilà donc normalement rassurés.
Sont ensuite arrivées les questions sur des cas plus précis et, pour certains, moins polémiques. En vrac, il a été question de la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies (c'est une volonté de la présidence française du G8 et du G20 que de faire entrer de façon permanente de nouveaux pays), de Wikileaks (ce ne serait pas gênant sur un plan opérationnel et cela permettrait de plus de réparer les failles de notre propre système de communication en regardant où le système américain a failli) ou encore l'affaire Florence Cassez (ce fut l'occasion de rappeler que 2.000 Français en moyenne sont en prison à l'étranger, mais aussi l'un des objectifs du G8 qu'est la lutte contre le trafic de drogue). Sur ces points, rien de bien nouveau.


« On ne laisse jamais tomber nos compatriotes à l'étranger. »

Ensuite, il y a eu une question sur le rapport de la France à l'UE. L'idée principale découlant de la réponse du diplomate fut celle de jouer collectif (ce terme a bien été souligné à plusieurs reprises) et d'apprendre le véritable jeu collectif notamment sur les questions d'écologie. Il a également été dit qu'il faut rester fidèles à nos valeurs. Dans le même ordre d'idée, il a été question de l'Union pour la Méditerranée (chère à Nicolas Sarkozy) à l'heure de la chute de nombreux régimes liés à cette union. Le porte-parole a dit qu'il fallait peut-être maintenant plus que jamais compter sur l'UPM avec l'idée de faire un espace de coopération plutôt que de conflit entre l'UE et le Sud (projets concrets cités : dialogues sur les droits de l'Homme, réseaux éducatifs, etc).
Il a également été question du cas de la Corée du Nord, c'est-à-dire d'un Etat voyou (nucléaire, conflit avec la Corée du Sud, etc) selon M.VALERO qui a dit qu'il n'y a pas de regret à ne pas avoir de relation avec ce pays. L'idée est d'essayer d'amener ce pays au dialogue et cela notamment via la présence d'ONG française sur le plan culturel notamment.

« Ne faisons pas de diplomatie-fiction. »

Toujours en vrac, la question des "printemps arabes" a été soulevée avec en réponse générale qu'il faut appeler à l'arrêt des violences (d'un côté comme de l'autre) et appeler aussi au dialogue. Sur la question de la Tunisie l'intervenant a fait ce que le peuple tunisien avait à faire et que personne (le mot a été souligné, mis en gras, etc) ne pouvait prévoir. Il en a profité pour rappeler le principe de non-ingérence et l'attachement aux valeurs telles que la défense des droits de l'Homme. On nous a également dit que la diplomatie à venir avec la Tunisie était en préparation (notamment les relations entre le pays et l'UE). Cela avant la malheureuse médiatisation - pour nous - du "sarkoboy" Boris Boillon.
Sur l'Egypte, il a bien été mis avant l'efficacité des services de sécurité de l'ambassade français qui a permis d'éviter des victimes françaises mais également de sauver des journalistes qui avaient de plus en plus de mal à faire leur travail. Tout cela pour répondre à une question relative au rapatriement que la France n'a pas effectué. Concernant la Libye qui ne connaissait pas encore les évènements inhumains que l'on sait au moment de la conférence-débat, le mot d'ordre a été de ne pas faire de diplomatie-fiction.

Autre question sensible qui a été l'objet de plusieurs interventions : la Côte d'Ivoire. La France ne s'est pas ingéré nous dit-on car elle n'a pas directement validé les résultats (l'UE et l'ONU l'ont fait). De plus, il nous a bien été rappelé que c'est aux Africains en général qu'il revient de régler ce problème (via l'UA et la CEDEAO notamment). D'où l'objectif de laisser les Ivoiriens décider pour eux sans que la France ne se fixe d'agenda. Et "sans jugement porté", le porte-parole a rappelé les images que nous avons tous vues pour la plupart de l'impossibilité de lire les résultats.
Pour conclure cet article - pour lequel vous m'excuserez de la longueur - et le débat, des questions ont été posées sur l'Afghanistan et sur le cas de l'Iran et d'Israël. Sur le premier pays, la question a été bien évitée : une réponse assez vague mais pas plus. Sur la question de savoir pourquoi le discours n'est pas le même sur l'Iran (il y a également eu une question sur le nucléaire de ce pays et la réponse était attendue) et sur Israël, c'est-à-dire la question de savoir si Israël est supérieure aux lois, l'intervenant n'a pas répondu à la question. Ne voulant pas rester sans réponse, je suis allé poser la question directement après le débat et la réponse que j'ai obtenue est la suivante : ce n'est pas le même contexte même si les crimes de guerre ne sont pas niés. En résumé, ce que j'ai compris c'est que Israël est, visiblement, au-dessus des lois.

PS : Excusez moi pour le retard entre la publication des deux parties de cet article.

mardi 22 février 2011

1/2 | Lyon 3 reçoit ...

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Pour ce premier article intitulé "Lyon 3 reçoit ..." il sera question de la conférence-débat du jeudi 17 février animé par Bernard VALERO, porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes, sur le thème des enjeux de la politiques étrangère française. En effet, dans le cadre du projet "Le Quai d'Orsay hors les murs", la Manufacture des Tabacs de l'Université Jean Moulin – Lyon 3 a accueilli le diplomate qui est venu s'adresser aux étudiants et personnes intéressés de la région lyonnaise par la question de la politique étrangère de la France.

Mais avant toute chose, je vous propose un petit briefing sur l'ambiance de cet évènement. Pour l'occasion, ce sont près de 500 personnes (chiffre à confirmer) qui ont fait le déplacement soit dans la salle même de la conférence soit dans l'amphithéâtre où était retransmis en direct le débat. Même direct qui était disponible sur le site internet de la fac.
Jusqu'au début de la session de débat, l'ambiance était plutôt bonne quoique plutôt plate (pas un mouvement dans la salle presque). Mais ensuite, les participants se sont décontractés et certaines questions posées étaient plutôt incisives et pouvaient même mettre mal à l'aise le porte-parole. A un moment, alors que quelqu'un évoquait le cas de Haïti, une autre personne lui a coupé la parole : je suis pour le débat, mais quand il est un minimum poli et courtois et ce moment m'a dérangé.

Crédit : msn.com

A présent, je vous propose de vous résumer la partie conférence. Pour cette première partie de son intervention, M. VALERO en a posé le cadre. L'objectif de ce genre d'évènement est en réalité double selon ses dires : parler en France et non pas qu'à l'étranger de la politique française, et faire connaitre le MAEE en le hissant au niveau de communication des autres ministères.
Pour légitimer un peu plus son intervention, le diplomate nous a rappelé que le monde n'était plus celui des environs de la guerre froide (Ouest/Est ; Nord/Sud ; ...) et qu'il est nécessaire de nous présenter les nouveaux défis que les diplomates doivent affronter de nos jours : les défis hors-frontière, environnementaux (exemple de l'Amazonie), énergétiques et la lutte contre le terrorisme (exemple du Sahel) notamment. Le monde ayant évolué, il faut dès lors changer les comportements, les approches, etc. La chose se résume par la phrase suivante : aux problèmes à présents globaux, il faut donner des réponses globales. De plus, les diplomaties ont été rejoins par de nouveaux acteurs internationaux comme notamment les collectivités territoriales, les ONG ou encore les entreprises.

Pour continuer la partie conférence, le porte-parole nous a parlé des avantages de la diplomatie française en précisant qu'il fallait capitaliser sur ceux-ci. En plus d'un siège au conseil de sécurité de l'ONU, de la place de moteur dans l'UE et de l'outil diplomatique (des siècles de tradition diplomatique, deuxième réseau après les Etats-Unis, premier réseau d'enseignement à l'étranger et des conférences de presse quotidienne), cette année la France a la présidence du G20 (avec en objectifs de réformer le conseil de sécurité et de réguler le marché financier mondial) et du G8 (avec comme objectifs de se mobiliser contre le trafic de drogue, donner une place plus forte à l'Afrique et de se pencher sur les problèmes liés à internet comme la cybercriminalité).
« On apprend la diplomatie sur le terrain. »
Ensuite, l'intervenant nous a parlé des expatriés français qui seraient près de deux millions à travers le monde et ajouté que le Quai d'Orsay, la première mairie de France, était dans une optique de service public pour eux (éducation, santé, etc). Il a bien été souligné l'importance de la sécurité pour les expatriés même, et surtout, pour les otages français.
M. VALERO affirma également l'importance de consulter le site du ministère avant tout déplacement ou voyage à l'étranger pour éviter les soucis. Il a été fait référence à la page sur les conseils aux voyageurs.


Enfin, pour conclure cette conférence et continuer sur le fil rouge de cette présentation générale, le porte parole a évoqué la fonction même de diplomate avec dans l'idée de mettre fin au cliché du diplomate "Ferrero Rocher" (en rapport avec une publicité). En effet, au-delà de la passion et de l'intérêt que propose cette fonction relativement particulière, il ne faut pas oublier qu'elle reste difficile (sur le plan familial et/ou en fonction de l'environnement où l'on est en poste), qu'elle n'est pas nécessairement faite de strass et de paillettes. Il a enfin été dit que la formation d'un diplomate se fait sur le terrain et très difficilement voir pas du tout dans les livres ou autres.

> Prochainement : publication de la partie 2

samedi 19 février 2011

Israël immun ?

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C'est l'un des nouvelles qui est tombée hier : Israël a échappé à une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies à son égard. Cela est du au véto américain - le premier de l'ère Obama - contre la proposition du groupe arabe. Voilà le communiqué fait par le service de presse des Nations Unies (ici également) :

Conseil de sécurité : rejet d'un projet de résolution sur la colonisation israélienne

18 février 2011 – Un projet de résolution déclarant « illégale » la politique de colonisation par Israël dans le Territoire palestinien occupé a été rejeté vendredi par le Conseil de sécurité, en raison du veto d'un des membres permanents du Conseil, les Etats-Unis.
Le texte a obtenu 14 votes pour et 1 vote contre. Les Etats-Unis disposant d'un veto, il a été rejeté.
Le projet de résolution affirmait que « toutes les activités israéliennes de colonisation dans le Territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est, sont illégales et constituent un obstacle majeur à la réalisation de la paix sur la base d'une solution à deux Etats ».
Il condamnait « la poursuite des activités de colonisation par Israël, la puissance occupante, dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est » et « toutes les autres mesures visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut du territoire, en violation du droit international humanitaire ». Le texte demandait qu'Israël cesse « immédiatement et complètement » toutes ces activités.
Crédit : ONU / Devra Berkowitz

A mon avis, le cas du conflit israélo-palestinien n'est pas prêt d'être résolu si Israël fait l'objet de passes-droits réguliers notamment grâce au véto de son ami et allié américain. Certes la représentante des Etats-Unis avancent la question des négociations pour la paix, mais ne faut-il pas qu'Israël fasse un geste significatif en ce sens ? Je pense que cela est nécessaire.
Cela ne m'aide pas à oublier ce que Bernard Valero, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères et Européeennes français, m'a fait comprendre à la suite d'une conférence-débat ce mardi même à Lyon. En effet, suite à une question sur la visible supériorité d'Israël vis à vis des lois, le détournement fut habile et le discours fut à peu près le même que celui de la diplomatie d'outre-Atlantique.

mardi 1 février 2011

Retours sur infos

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Comme cela fait quelques jours déjà que je n'ai pas publié un article sur mon blog, je vais revenir dans cet article sur quelques informations qui ont fait et qui font encore l'objet d'articles ou de reportages dans les médias. Ainsi, je vous propose donc un article en deux parties : une première sur des informations concernant l'étranger et une seconde sur des informations relatives à la France.
Je vous souhaite d'avance une bonne lecture et je vous invite à me donner votre avis en commentaire !

Crédit : La Poste

Tout d'abord, penchons nous donc sur les informations venant de l'étranger. Je vous proposerais de revenir successivement sur les envies de changements en Tunisie (pour une sorte de bilan suite à ma précédente brève à ce sujet) et en Egypte, sur la récente hospitalisation de Nelson Mandela et sur la ratification par la Russie du START.
Concernant la Tunisie, le pays a encore du chemin à parcourir avant de devenir une véritable démocratie et c'est pourquoi j'espère qu'on nous relatera des élections sans fraudes si violences. Au sujet d'ailleurs de ces élections, il me semble que la constitution tunisienne prévoit un délai de deux mois et j'ai entendu aux informations que ce délai serait de six ou sept mois. Certes la constitution n'est dès lors pas respecté, mais un délai plus large est effectivement nécessaire afin que les exilés reviennent et que les partis se remettent en route. J'ajouterais enfin qu'il faudrait que le peuple tunisien décide de changer la constitution notamment en ce qui concerne le caractère renouvelable du mandat présidentiel et je pense que vous comprendrez aisément pourquoi je dis cela : limiter la "renouvelabilité" d'un mandat, c'est éviter en partie la dictature.
Concernant l'Egypte, il y a aussi des mouvements de foules avec des allures d'élan démocratique. Il faut ici aussi aller dans le sens de la volonté du peuple. Cependant, il faut que chacun veille à ne pas user de la violence. J'ai entendu dire qu'un vice-président et qu'un nouveau premier ministre étaient entrés en fonction et je ne connais pas assez bien le pays pour juger. Je ne vous en dirais pas plus à ce sujet, du moins pour le moment.
Concernant Nelson Mandela, je voulais juste noter qu'après un passage à l'hôpital, il est de nouveau chez lui pour se reposer. Le premier Président noir de l'Afrique du Sud a aujourd'hui 92 ans et il est de plus en plus évident qu'il nous quittera, malheureusement, un jour ou l'autre. Je tenais juste à souligner l'importance des combats qu'il a menés dans sa vie.
Concernant la Russie, la Douma (chambre basse du parlement russe) a ratifié la semaine dernière le nouveau traité START qui a pour objectif de réduire encore le nombre de têtes nucléaires disponibles en Russie comme aux Etats-Unis. C'est un progrès vers le désarmement nucléaire même si je sais que ce dernier est utopique.

Enfin, nous allons maintenant revenir en France pour aborder diverses informations. Je pense qu'il peut être bon de parler de la question de l'euthanasie qui est passée devant le Sénat, de la question du mariage homosexuel sur laquelle le Conseil constitutionnel a dû se pencher. Le rapport Sauvé sur la prévention des conflits d'intérêts et la condamnation de Radio France concernant le licenciement de Stéphane Guillon seront également abordés.
Concernant l'euthanasie ou plutôt ce que certains sénateurs ont appelés l'aide active à mourir, la proposition de loi votée en commission a finalement été rejeté par le Sénat après un débat nocturne (entre 22h et 3h me semble-t-il). C'est d'ailleurs dommage qu'un tel débat est eu lieu sur un tel créneau horaire, mais bon passons. En ce qui concerne le fond, j'avoue qu'il n'est pas simple de se positionner et, comme certains sénateurs l'on dit (Valérie Létard notamment), nous manquons certainement de donner pour pouvoir décider. Cependant, il faut toutefois souligner que ce débat a le mérite d'avoir été lancé et d'avoir relancé la discussion sur ce qu'il en est de l'application de la loi Leonetti relative à la fin de vie dans la dignité.
Concernant le mariage de personne de même sexe, c'est le Conseil constitutionnel qui a dû donner son avis sur la constitutionnalité ou non de deux articles du Code civil. Il a déclaré que ces articles n'étaient pas en contradiction avec le bloc de constitutionnalité et il a renvoyé la question devant le législateur. Pour plus d'informations, je vous invite à lire l'article de Maitre Eolas à ce sujet. Pour ma part, je serais favorable à une union civile (ou mariage ?) qui donne les mêmes droits que pour un couple hétérosexuel. Je pense qu'il faut vivre avec les évolutions de la sociétés, mais je suis tout de même conscient qu'une question peut se poser : qu'en est-il des enfants dans tout ça ? Je n'ai pas la réponse.
Concernant le rapport Sauvé, il tire son nom de celui qui a dirigé une commission relative aux conflits d'intérêts qui a été mise en place notamment suite aux affaires qui ont accablé Eric Woerth. Je n'ai pas beaucoup fait de recherche à ce sujet, mais il me semble que quelques bonnes idées sont données dans ce rapport. D'ailleurs, au sujet de la corruption (un sujet plus vaste donc) je vous invite à lire l'article de Chronique du Centre au sujet de l'association Anticor.
Concernant le licenciement de Stéphane Guillon de Radio France, il est passé devant les prud'hommes. Radio France a été condamnée à indemniser l'humoriste qui avait dû quitter la Maison de la Radio suite à un billet concernant Eric Besson notamment. C'est une victoire, selon moi, pour la liberté d'expression. En effet, même si cet humour ne plait pas à tout le monde, il faut savoir l'accepter (sauf peut-être quand il devient trop insultant ou trop vexant).