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vendredi 11 février 2011

Moubarak démissionne !

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C'est la nouvelle officielle sans doute la plus importante de la journée : Hosni Moubarak a démissionné de la présidence de l'Egypte aux environs de 17h15 (heure française). Omar Souleimane, vice-président du même pays a qui le démissionnaire avait confié une grande partie de ses pouvoirs hier soir, a fait l'annonce aujourd'hui même après la traditionnelle prière et après la fuite de Moubarak du Caire plus tôt dans la journée (vers 14h30 heure française).

Crédit : ledauphine.com

Après la déception hier suite au discours de Moubarak, c'est la joie qu'on peut entendre - sur la plupart des chaînes d'informations en continu - aujourd'hui sur la désormais célèbre place Tahrir. La population peut en effet se réjouir d'avoir réussi à obtenir ce qu'il réclamait.
A présent, c'est l'un des organes de l'armée qui a le pouvoir et c'est visiblement Souleimane qui aura le contrôle jusqu'aux prochaines élections (peut être anticipées ?). Cet autre moment de la révolution égyptienne sera l’achèvement d'un long combat pour la démocratie si les dites élections le sont. Ce que je souhaite pour le peuple égyptien.

samedi 15 janvier 2011

La Tunisie et Ben Ali

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L’évènement majeur qui a animé les chaînes d'informations et même la twittosphère pendant la soirée et encore aujourd'hui est la fin du "règne" de Zine El-Adibine Ben Ali sur la Tunisie. Après près de 25 ans au pouvoir (cinq mandats ?) et un mois de manifestations de ses opposants, il a quitté le pouvoir et même le pays. Tout le monde semble d'accord sur un point : le peuple tunisien a tourné une page de son histoire et a su reprendre le pouvoir. C'est une victoire - qui semble - démocratique que l'on appelle déjà révolution du jasmin.

Crédit : AFP via Courrier International

Pour revenir sur les faits les plus récents, cela a commencé par l'annonce de la démission-limogeage du gouvernement le 13 janvier. Mohammed Ghannouchi, fidèle de Ben Ali et premier ministre de celui-ci depuis un moment a été chargé de former un nouveau gouvernement. Ensuite, Ben Ali a fuit le pays qui s'est alors retrouvé sans président jusqu'au moment où l'intérim a été relégué à Ghannouchi. Et aux dernières nouvelles, la constitution tunisienne a été appliquée et c'est Fouad Mebazaa, le président du parlement, qui est désormais au pouvoir avec pour mission d'organiser des élections dans un délai de 60 jours.
Voilà une victoire du peuple que nous pouvons souligner et une victoire démocratique totale si les élections arrivent à terme sans tricheries ou autres problèmes. Nous pouvons - je pense - féliciter le peuple tunisien.

Ensuite, concernant la fuite de Ben Ali et son éventuelle arrivée en France, je dois dire que j'ai été presque surpris par le fait que l'Elysée ai refusé la venue du dictateur tunisien sur notre territoire. Je suis cependant d'accord avec cette décision qui aurait pu, si elle n'avait pas été prise, poser bon nombre de problèmes pour diverses raisons. A présent, Ben Ali aurait trouvé refuge en Arabie saoudite.
Même à l'écart du pouvoir et de son pays, j'espère que cet homme sera poursuivi pour ce qu'il a fait dans son pays. Et s'il finit par arriver en France malgré les annonces du gouvernement, il se peut que les esprits s'échauffe, et je le comprendrais.

lundi 6 décembre 2010

Le cas Gbagbo

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Un petit article sur les élections présidentielles en Côte d'Ivoire avec le cas Gbagbo. J'admets que mon intime conviction entre ici beaucoup en jeu au regard des différents évènements qui me permettent de faire converger ma pensée vers une possibilité très forte.
J'en profite pour ajouter une photo afin d'égayer un peu mon blog. Désormais, j'essayerais de mettre au moins une illustration par article, édito ou billet.

Crédit : REUTERS

Comme vous l'avez peut-être entendu, lu ou autre, la Côte d'Ivoire a eu à choisir la semaine dernière son président. Les principaux candidat - ceux qui atteindront le second tour - sont le sortant Laurent Gbagbo et son principal opposant Alassane Ouattara. Comme le laissait entendre l'opinion publique, le sortant n'était pas le favori au point qu'il a senti lui-même qu'il ne l'emporterait pas.
La commission électorale indépendante (en dehors du délai prévu au passage et on pourra comprendre aisément pourquoi) a donné vainqueur Ouattara avec 54% des voix après maintes difficultés médiatisées comme le cas des soutiens de Gbagbo qui encadre la "voix" de la commission et déchire la feuille de résultat sans honte devant de nombreuses caméras. Or la constitution ivoirienne prévoit qu'une fois le délai passé, c'est au conseil constitutionnel (nommé en grande partie par l'exécutif tenu par Gbagbo) de déclarer les résultats : ici c'est Gbagbo qui l'emporte avec 51% des suffrages.
Avec un peu de lucidité donc, on peut dire que Gbagbo a truqué les résultats officiels pour que ceux-ci lui soient favorables. Mais à la vue de cette conclusion et du résultat "officiel" récusé par la communauté internationale, peut-on laisser Gbagbo aux affaires ? Mon point de vue serait de dire non pour simplement deux raisons : 1) à la vue des évènements, il est évident qu'Alassane Ouattara est légitime ; 2) détourner la constitution n'est pas quelque chose de compliqué (ce fut le cas en France par exemple), mais reste tout de même quelque chose de révoltant selon moi. Ainsi, si j'en avais le pouvoir et/ou l'autorité, je demanderais à Laurent Gbagbo d'arrêter son jeu et de rendre l'autorité officielle à son opposant élu Alassane Ouattara. Rappelons d'ailleurs que ce dernier est ouvert et prêt à prendre des soutiens de Gbagbo dans son gouvernement.

Une fois de plus, ce n'est là que mon avis et je vous invite à vous faire le vôtre.