mardi 10 mai 2011

Lettre à l'Europe

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Chère Europe,

Depuis que l'Union existe entre les diverses Nations qui te composent, plusieurs d'entre nous - citoyens européens convaincus - avons rêvé de la naissance d'une véritable fédération autours de tes peuples. Toutefois, les partisans d'une union coopérative et l'égoïsme relative de certains de nos dirigeants semblent avoir gagné la partie : nous le regrettons parce que cela empêche ton développement, parce que cela t'empêche de prendre toute la place que nous pensons que tu devrais avoir dans le monde.
Aujourd'hui, nous nous battons pour que ton existence ne soit pas sans cesses remise en cause et nous nous battons pour que tu deviennes ce que nous souhaitons pour toi : une union des Etats européens, une fédération des peuples européens.

Crédit : Google

dimanche 8 mai 2011

Nationalité et binationalité

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En regardant hier soir l'émission On n'est pas couché avec notamment Eva Joly et Gisèle Halimi (en date du 7 mai 2011), j'ai eu l'envie de dire - ceux d'entre vous qui me follow sur Twitter le savaient déjà - ce que je pense par rapport à ce qu'est selon moi être de la nationalité d'un pays ou d'un autre ainsi que ce que j'ai tendance à penser de la double nationalité (au final je préfère ce terme à celui de binationalité).

Crédit : AFP

Au sujet de la nationalité, deux visions semblent s'opposer : ceux qui pensent qu'être française c'est l'être en gros par le sang (Eric Zemmour tenait cette position) et ceux qui pensent qu'être français c'est un réel choix (Eva Joly tenait cette position). Les tenants de la seconde théorie disent même que, du fait qu'on choisit d'être français, être français par le choix est même plus fort que de l'être sans avoir choisi.
Pour ma part, j'aime beaucoup cette seconde théorie nous disant que faire le choix d'être français est quelque chose de fort, que c'est un vrai choix.

Enfin, concernant la double nationalité, ce sont également deux théories qui s'opposent : ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Je pense que la première vision est plutôt celle des partisans d'une certaine ouverture et que la seconde vision est celle notamment des souverainistes.
En ce qui me concerne, euro-fédéraliste comme je le suis (avec des limites que je pourrais vous expliquer dans un prochain article), je pars du principe que chaque Français est aussi Européen - c'est-à-dire titulaire d'une sorte de supra-nationalité ou quelque chose dans le genre - et, partant de là, la double nationalité ne me dérange pas. Après sur la question de la nationalité de deux pays (genre la nationalité franco-belge, franco-suisse, etc), je serais peut-être plus réservé, mais je n'y ai pas réfléchis plus profondément.

mercredi 4 mai 2011

Education ou instruction ?

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Lorsque un sénateur (UMP) explique que l'éducation n'est pas une dépense, mais un investissement, on ne peut que s'accorder avec lui. En effet, lorsque l'on pense que l'éducation est la base de toute société, de tout bon fonctionnement d'un groupe ou d'un autre, il faut dire qu'un investissement  - qui se fait sur l'avenir, par définition- n'est pas à rejeter, bien au contraire.
Malgré tout, avant de parler de dépense/investissement ou autre, je crois qu'il faut "philosopher" sur deux questions qui me semble importante. Le rôle de l'État est-il de fournir l'éducation ou l'instruction ? Faudrait-il ajouter "raisonner" à la liste de ce que doit savoir faire un Français à sa sortie du système scolaire ?

Crédit : A Contre Courant

  • Education ou instruction ?

Avant de faire un choix entre "éducation" ou "instruction", il est nécessaire d'en poser les définitions afin d'être certain que l'on se comprenne bien, que l'on parle de la même chose. Pour faire dans l'officiel, j'ai pris les définitions du Dictionnaire de l'Académie française. Pour les deux termes, j'ai choisi de prendre la première proposition.
Pour "éducation", nous comprendrons l'action d'élever, de former, d'instruire (prodiguer un enseignement, des leçons, des préceptes à quelqu'un) une personne (enfant, adolescent, adulte) en cultivant ses qualités physiques, intellectuelles et morales. Pour "instruction", nous entendrons l'action de transmettre à quelqu'un des connaissances ou des principes nécessaires à son éducation.

De ces deux définitions, on voit bien que les deux notions sont liées, qu'elles ont tendance à s'imbriquer et presque à se valoir. Toutefois, de ce que je comprends de ces définitions, l'éducation serait plutôt un tout tandis que l'instruction serait plutôt partie de ce tout.
Partant de là, je serais - sauf si on m'explique le contraire - partisan du fait que l'État doit fournir l'instruction en particulier et non l'éducation en général. En effet, je pense que sa mission n'est pas de "façonner" entièrement les personnes, mais de les aider en leurs fournissant le matériaux (les connaissances) et les outils (les principes) pour que ces personnes puissent se forger une opinion personnelle.

C'est une première question d'interprétation que je propose à votre réflexion.

  • Lire, écrire, compter et raisonner

Le mardi 1er mars 2011, l'Institut de France était réuni pour une séance solennelle autour des nouveaux défis de l'éducation. Dans ce cadre, Pierre Léna (Membre de l'Académie des sciences, Délégué à l'éducation et à la formation de 2006 à 2011) a pris la parole pour un discours intitulé "La science en héritage". C'est la conclusion de son propos qui est ici intéressante.
« Notre Académie propose à notre école primaire, et à son ministre, d'adopter désormais "Lire, écrire, compter, raisonner" comme les quatre fondamentaux de l'école du vingt-et-unième siècle. Dans sa lettre aux instituteurs de 1883, Jules Ferry avait fait des trois premiers un programme politique. Pourquoi ne pas accepter le défi du quatrième, et le mettre en œuvre avec les mathématiques et les sciences de la nature, écoles privilégiées du raisonnement ? »


Voilà un grand défi à relever ! Faire en sorte qu'une personne sortant du système scolaire soit capable de réfléchir par elle-même sans se baser sur des réflexions préconçues. C'est même l'un des buts qui anime les cours de philosophie en classe de Terminale. Mais tout le monde ne choisissant pas la filière générale, l'enseignement d'un tel outils qu'est la réflexion, il est nécessaire de faire en sorte que chacun puisse y avoir accès plus tôt : dès le collège par exemple voir dès les dernières classes de l'enseignement primaire.
Toutefois, il faut bien reconnaître que les trois fondamentaux actuels ne sont pas une réussite complète. En effet, aujourd'hui encore des personnes sortent du système scolaire sans savoir lire, écrire ou compter un minimum. Pour cela, à qui incombe la faute ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'il faut y remédier - en fixant clairement des méthodes (eh oui, le changement fréquent des méthodes d'apprentissages n'aide personne !) - et pourquoi pas tenter de faire de "raisonner" un quatrième volet d'une politique en matière d'éducation, d'instruction.


Voilà une deuxième question que je vous propose dans le cadre d'une réflexion globale sur l'éducation et l'instruction.

mardi 3 mai 2011

Patrick Roy : hommage

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Le député socialiste Patrick Roy est décédé. Telle est la triste nouvelle que j'ai appris ce matin en faisant une brève revue de presse. Pour cette fois, je vous invite à lire l'article, et je ferais court concernant ce que j'ai à dire : rendons hommage à Patrick Roy : hommage à un homme, hommage à un esprit !